Justice et Droits Humains : Entre Valeurs Universelles et Contradictions du Monde

Définition

La justice et les droits humains représentent les piliers fondamentaux des sociétés humaines. La justice, dans son essence, vise à établir l’équité et à garantir que chaque individu reçoit ce qui lui revient, qu’il s’agisse de droits, de devoirs ou de réparations. Les droits humains, quant à eux, sont les prérogatives universelles qui assurent à chaque être humain une dignité, une liberté et une égalité, indépendamment de son origine, sa culture ou sa religion. Ils forment un socle inaliénable, une promesse universelle d’humanité partagée.

La justice et les droits humains chez Dieu

Dans les traditions religieuses et spirituelles, la justice occupe une place centrale. Chez Dieu, la justice n’est pas uniquement une règle universelle, mais une qualité inhérente à sa divinité. Elle est parfaite, absolue, et dépasse les limites de la compréhension humaine. Dans la foi islamique, par exemple, l’un des noms de Dieu est Al-Adl (Le Juste), symbolisant l’équilibre immuable qu’Il établit dans toute la création.

Dieu dit dans le Coran : « Certes, Dieu commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance à la proche parenté, et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. » [1]

Le Prophète Muhammad (paix et salut de Dieu sur lui) a dit : « Les gens qui appliquent la justice seront, auprès de Dieu, sur des chaires de lumière, à la droite du Tout-Miséricordieux… Ceux qui sont justes dans leurs jugements, envers leurs familles et ceux qui sont sous leur autorité. » [2]

Les droits humains, dans cette perspective divine, ne sont pas seulement des concepts juridiques mais des dons sacrés. Dieu, dans Sa sagesse, enjoint l’humanité à protéger les plus faibles, à lutter contre l’oppression et à établir la justice comme un devoir sacré. Ces enseignements se retrouvent dans toutes les grandes religions, où la justice est à la fois une finalité et une responsabilité collective.

La justice chez les humains

Chez les humains, la justice prend des formes multiples. Elle est codifiée dans les lois, administrée par des institutions et vécue au quotidien dans les relations sociales. Mais contrairement à la justice divine, la justice humaine est imparfaite, biaisée par les préjugés, les intérêts politiques et les structures de pouvoir.

Les systèmes juridiques modernes se veulent les garants des droits humains, mais leur efficacité dépend souvent de la volonté politique et de l’intégrité des institutions. Les inégalités économiques, les discriminations et les conflits géopolitiques viennent souvent trahir ces idéaux, rappelant que la justice reste un chantier inachevé.

Dans les faits

Si la justice et les droits humains représentent des idéaux universels, leur application dans les faits montre une réalité contrastée. Dans certaines régions du monde, ces principes sont respectés et promus ; dans d’autres, ils sont systématiquement violés. Des millions de personnes vivent encore sous des régimes autoritaires, privées de leurs droits fondamentaux.

Les inégalités mondiales sont une autre forme d’injustice flagrante. Alors que certains jouissent de libertés et de privilèges sans limite, d’autres luttent pour leur survie, souvent dans des conditions indignes. Ce décalage met en lumière le fossé entre les aspirations humanistes et la réalité de l’humanité.

Ces derniers 15 mois ont révélé au monde le double standard pratiqué par l’occident qui prétend être le foyer des droits de l’homme et de la justice devant tous les autres peuples qualifiés de « dictatures », « sous-développés », voire « arriérés » ou « barbares ». Les leçons de morale distribuées à profusion durant tout le vingtième siècle (qui a connu les deux plus grandes guerres en termes de destruction et de morts sur le sol occidental) par les USA et leurs alliés européens ou australiens sont apparues comme des actes d’hypocrisie insupportables pour les peuples sermonnés depuis plus d’un siècle. Notamment à travers deux événements traités de façon extrêmement opposée par ces « grands moralisateurs » :

D’une part nous avons le conflit russo-ukrainien, dans lequel ces grands défenseurs de la justice ont pris fait et cause pour l’agressé selon leur prisme (oublions les exactions au Donbass et dans les zones russophones de l’Ukraine et donnons leur raison), tous les moyens ont été mis en place pour repousser le méchant agresseur russe (sans succès), les résolutions de l’Onu étant applaudies et les mandats d’arrêt contre Poutine ou ses sbires accueillis avec joie et promesse de les exécuter sans tergiversation.

De l’autre côté nous avons un conflit de 75 ans résumé à l’attaque du « 7 octobre », où l’agresseur israélien est défendu dans sa prétention à se défendre contre un peuple écrasé et agressé depuis près d’un siècle. Tout est pardonné à l’entité surarmée et financée par le gendarme du monde et ses alliés afin de faire table rase d’un territoire étriqué où la densité de population est la plus grande au monde. Ici les enfants et les femmes sont occultés, effacés, associés au terrorisme. On peut supprimer 70 000 civils officiels et près de 200 000 officieux selon un rapport du Lancet du 5 juillet 2024, sans compter les 60 % des infrastructures détruites. Ici pas de soutien pour le petit peuple agressé de la part du pays hébergeant l’ONU et de ses alignés. Pire, les résolutions de l’instance internationale sont systématiquement bloquées ou dénoncées, et promesse est faite de ne jamais respecter les mandats d’arrêt de la CPI contre les criminels de guerre comme Netanyahou et Gallant, malgré le génocide perpétré et reconnu par la majorité des peuples du monde.

La Palestine : un exemple de déni flagrant

Comme évoqué précédemment, le cas de la Palestine est sans doute l’un des exemples les plus criants de déni de justice et de droits humains. Depuis des décennies, le peuple palestinien vit sous occupation, soumis à des discriminations systémiques, des expropriations de terres et des violences quotidiennes, des meurtres, des enlèvements et des viols atroces.

Les institutions internationales, malgré des résolutions répétées, semblent impuissantes à garantir une paix juste et durable. Ce conflit illustre l’échec collectif de la communauté internationale à faire respecter le droit international, laissant un peuple entier dans un état de précarité et de désespoir. Ici plus de droits de l’enfant ou de la femme, ces « arabes » sont quantité négligeable pour le monde civilisé.

Et l’excuse du terrorisme du Hamas ne peut être justifiée, par exemple en Cisjordanie. Quelle est l’excuse avancée donc par tous ceux qui se prétendent pays des droits de l’homme, démocraties et autres qualificatifs qui leur permettent de cacher leur parti pris et leur hypocrisie ?

Et demain ?

L’avenir de la justice et des droits humains dépend de la volonté collective de l’humanité. Les défis sont nombreux : lutte contre les inégalités, défense des minorités et résolution des conflits. Mais c’est aux peuples de faire entendre leur voix en retirant cette prérogative aux politiques, aux oligarques et aux militaires corrompus.

Cependant il existe une lueur d’espoir. Les mouvements citoyens, les technologies innovantes et la prise de conscience croissante des enjeux globaux offrent des opportunités de changement. L’humanité doit apprendre des erreurs du passé et s’engager résolument vers un monde plus juste.

Car au final, la justice et les droits humains ne sont pas seulement des idées à défendre, mais des valeurs à vivre, un engagement à transmettre aux générations futures.

Il y a aussi la promesse divine d’instaurer la justice : « Ne pense pas que Dieu soit inattentif à ce que font les injustes. Il leur donne un délai jusqu’au jour où les regards se figeront. » [3]

Le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) a dit : « Par Celui qui détient mon âme entre Ses mains, la justice sera rendue, et chacun recevra ce qui lui revient jusqu’à ce que les droits soient rendus entre les créatures, même entre les fourmis. » [4]

Dieu est juste et aime la justice. Il rétablira l’équité entre les gens et secourra sûrement les faibles et les opprimés. Un vent nouveau se lève avec l’éveil des peuples, dont l’origine a été le martyr de nos sœurs et frères palestiniens, le seul peuple qui se dresse face à l’oppression en ce monde, et rien ni personne ne pourra arrêter ce qui s’en vient inchallah !

Ô peuple valeureux, debout dans les tourments,
Tu fais trembler le jour, illumines les instants.
Sous un ciel endeuillé par la fumée des tirs,
Ton âme reste vive, pleine de repentir.

Des oliviers centenaires, gardiens de ton histoire,
Racontent en silence ta lutte, ta mémoire.
Chaque pierre jetée, chaque cri dans la nuit,
Portent l’écho vibrant d’un combat qui unit.

Gaza, fière cité, au cœur de tant de peines,
Se dresse face aux vents, méprisant les chaînes.
Ses enfants, éclats purs, défiant les destins,
Sont l’espoir incarné, porteurs de lendemains.

Ô terre tant aimée, ô Palestine mère,
Ton sol est un poème, une prière amère.
Tes collines témoins, dans leur noble splendeur,
Portent le poids sacré de mille ans de douleur.

Mais au-delà des murs, des barbelés dressés,
Ton peuple, ô Palestine, refuse d’abdiquer.
Chaque larme versée, chaque sourire offert,
Est un chant éternel pour l’amour qu’il profère.

Loin des regards glacés de ce monde oublieux,
Tu brilles d’un éclat qui émeut les cieux.
Ô peuple résilient, ô flamme immortelle,
Tu es l’étoile vive, le phare dans l’éternel.

Article gagnant du concours d’écriture, à l’occasion des 20 ans de psm-enligne.org, autour du thème : Justice et droits humains.


[1] Sourate An-Nahl, 16 verset 90

[2] Muslim

[3] Sourate Ibrahim, 14 verset 42

[4] Bukhari

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